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Elizabeth Vidal Natalie Dessay

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Natalie Dessay

soprano

Poursuivant une carrière débutée il y a un peu plus de vingt ans, Natalie Dessay ne cesse d’explorer son paysage vocal, confirmant un mouvement qui, depuis une dizaine d’années, l’a conduite à retrouver la mélodie française (notamment accompagnée du pianiste Philippe Cassard), et à aborder des rôles plus inattendus pour une soprano léger : Cléopâtre dans Giulio Cesare de Haendel au Metropolitan Opera de New York dans la mise en scène « bollywoodienne » de David McVickar (2012) et à l’Opéra de Paris dans une mise en scène de Laurent Pelly (2011).

Mais aussi Violetta dans Traviata à l’Opéra de Santa Fe (2009) puis au Festival d’Aix-en-Provence dans une mise en scène de Jean-François Sivadier (2011), Musette dans La Bohème (Opéra de Paris, 2009) ou encore Mélisande qu’elle chante pour la première fois au Theater an der Wien de Vienne (2009). Enfin, elle révèle au public ce qu’elle appelle « sa vraie voix » en abordant, avec autant de naturel que de maîtrise, le répertoire de Michel Legrand (2011-14).
S’ils créent l’événement, chacun de ces choix confirment avant tout la passion de Natalie Dessay pour la scène, le jeu et des rôles qui lui permettent d’incarner de grandes héroïnes avec une émotion absolue. Le public n’est pas prêt d’oublier ses interprétations de Manon de Massenet (comme en 2008 à l’Opéra de Chicago aux côtés de Jonas Kaufmann et en 2007 à Barcelone avec Rolando Villazon dans une mise en scène de David McVicar), Ophélie dans Hamlet d’Ambroise Thomas (en 1996 à Genève puis en 2003 à Covent Garden) ou encore Lucia de Lammermoor de Donizetti (en 2001 puis en 2007 au Metropolitan Opera de New York et à Paris) sans oublier ses Zerbinette d’anthologie dans Ariane à Naxos (Metropolitan Opera 1998 , Salzbourg 2001, Paris 2003)
D’autres rôles sont aussi indéfectiblement liés à cette chanteuse atypique. À commencer par les personnages de ses débuts éblouissants : celui d’Olympia dans Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach qu’elle interprète une première fois en 1992 sur la scène de l’Opéra Bastille dans une mise en scène de Roman Polanski, puis en 1993 pour l’ouverture de l’Opéra de Lyon dans une mise en scène de Louis Erlo. Jusqu’en 2001, elle interprétera ce « véritable numéro de music-hall » dans huit productions différentes, dans des mises en scène signées Alfredo Arias ou Robert Carsen… Son nom demeure aussi lié à celui de la Reine de la Nuit de La Flûte enchantée, rôle qu’elle chante pour la première fois en 1994 sous la direction de William Christie dans une mise en scène de Robert Carsen.
Si elle reçoit à cinq reprises une Victoire de la Musique, ses talents de comédienne sont honorés à Londres en 2008 lorsqu’on lui remet le prestigieux Laurence Olivier Award pour son interprétation remarquable du rôle de La Fille du Régiment de Donizetti dans une mise en scène hilarante de Laurent Pelly à Covent Garden. Ce prix vient rappeler d’autres succès : Alcina de Haendel à l’Opéra Garnier où elle a partagé la scène avec Renée Fleming et Susan Graham sous la direction de William Christie (1999), Orphée aux Enfers sous la direction de Marc Minkowski (1997), Le Rossignol d’Igor Stravinski sous la direction de Pierre Boulez (1997), Lakmé de Léo Delibes (1995).
Autant d’interprétations jalonnant le parcours de Natalie (sans « h », hommage discret à Natalie Wood), née en 1965 à Lyon, qui, après s’être rêvée danseuse, entame parallèlement des études d’allemand, de théâtre et de chant. Elle quitte à 20 ans le conservatoire avec un premier prix. L’Opéra de Paris l’invite à intégrer son école avant que le Staatsoper de Vienne l’accueille (1993). Elle y venait pour un rôle, on lui propose d’intégrer, pendant un an, une troupe prestigieuse. La suite est connue…

Discographie
En 1994, Natalie Dessay signe son premier contrat d’exclusivité avec EMI Classics (devenu Warner Classics en 2013). Elle enregistre en exclusivité pour Virgin Classics devenu Erato en 2013.
Particulièrement riche, sa discographie va de l’opéra français à l’opéra italien, en passant par la mélodie allemande et française. Sans oublier l’œuvre de Mozart, Strauss ou le répertoire baroque sous la houlette d’Emmanuelle Haïm. À l’automne 2006, paraît l’anthologie Le Miracle d’une voix. Le CD a été plus que double disque d’or et le DVD de platine. Le disque enregistré avec Michel Legrand « Entre Elle et Lui » paru en octobre 2013 est lui aussi déjà largement disque d’or.
Plusieurs DVD ont capté ses interprétations scéniques marquantes : La Fille du Régiment, Mélisande, Zerbinette, Ophélie, Manon, Violetta, Cléopâtre…

Photo : Simon Fowler

Pour les articles homonymes, voir Vidal.

Elizabeth Vidal est une soprano coloraturefrançaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Élizabeth Vidal est née le [b] à Nice d'un père maçon issu d'une modeste famille espagnole, et d'une mère d'origine anglaise, fille d'un dentiste parisien[1]. L'amour pour la musique réunit le couple[1]. Dans l'un des numéros de L'Avant-Scène opéra de l'année 1987, Alain Duault écrit que son père et sa mère sont « deux chanteurs qui ne firent pas carrière » et qui « veulent réaliser leur rêve de réussite à travers leur fille[H 1]. »

Formation[modifier | modifier le code]

Les parents inscrivent ainsi leur fille, dès l'âge de 8 ans, dans la classe musique de l'actuel Lycée des métiers d'art et d'industrie Pasteur[1]. Alain Duault précise également qu'elle « entre à 14 ans au conservatoire de Nice dans la classe d'Albert Lance » tout en travaillant parallèlement avec Mady Mesplé durant l'été[H 1]. À 18 ans, initialement confrontée au choix prévalant entre la possibilité d'entamer des études littéraires ou de perfectionner son chant, elle s'inscrit finalement à l'École d'art lyrique de l'opéra de Paris[c] où elle suit des cours d'art lyrique[H 2],[trad 1] sous l'égide d'une équipe professorale pluridisciplinaire dont fait notamment partie la cantatrice et professeure de chant Elisabeth Grümmer[H 1],[H 3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Scène[modifier | modifier le code]

Élizabeth Vidal fait ses débuts à l'âge de 23 ans sur la scène du Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence aux côtés de Jessye Norman avant de perfectionner son expérience de la scène au sein de la troupe de l'opéra de Lyon, notamment sous la conduite du chef d'orchestre John Eliot Gardiner[H 4],[trad 2].

Elle se produit très tôt avec des chefs à la renommée internationale tels que Horst Stein, Richard Bonynge, Semyon Bychkov, Samuel Rosenthal, Jeffrey Tate, etc.[précision nécessaire]+[réf. souhaitée]

Peu connue en France, sa carrière se déroule principalement à l'étranger — Londres (Covent Garden, The Proms), Tokyo[Où ?][précision nécessaire], New York (Lincoln Center), Séoul[Où ?][précision nécessaire], Palerme[Où ?][précision nécessaire], Munich[H 5], Buenos Aires[Où ?][précision nécessaire], Pékin[Où ?][précision nécessaire], Miami[Où ?][précision nécessaire], Hong Kong[Où ?][précision nécessaire], Saint-Pétersbourg[2], au théâtre du Châtelet[3] à Paris — dans des rôles de soprano colorature tels que Zerbinette dans l'opéra de Ariane à Naxos de Richard Strauss[Où ?][Quand ?], la Reine de la nuit[d] dans La Flûte enchantée de Mozart[4],[H 6] ou encore Gilda dans Rigoletto de Giuseppe Verdi[Où ?][Quand ?][précision nécessaire]. Elle interprète L'Enlèvement au sérail à Turin[Où ?][Quand ?][précision nécessaire] puis à Vienne[Où ?] aux côtés de Renée Fleming et sous la baguette de Michel Plasson[H 7] au cours de la saison 2006-2007[précision nécessaire][réf. nécessaire]. Elle donne un récital de colorature acrobatique à Nice.[contexte nécessaire]+[réf. souhaitée]

Lyon[modifier | modifier le code]

En 1985, elle intègre la troupe de l'opéra de Lyon[H 1] où elle participe aux productions de :

Aix-en-Provence[modifier | modifier le code]

Au festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence[Quand ?], elle participe à la production de Psyché[H 1][réf. incomplète][précision nécessaire] de Jean-Baptiste Lully sur un livret de Thomas Corneille.

Paris[modifier | modifier le code]

Du 31 janvier au 18 février 1995, elle chante Lakmé à l'Opéra-comique en alternance avec Natalie Dessay. Erikson Franck préfigure l'événement : « La brune et la blonde vont rivaliser de contre-ut pour séduire les mélomanes. Elles chantent en alternance le rôle de Lakmé, dont le célèbre Air des clochettes est l'un des chevaux de bataille de toute soprano colorature [...]. Lily Pons, Mado Robin, Mady Mesplé et Joan Sutherland se sont illustrées dans ce tube de nos grand-mères. Les deux jeunes Françaises sont à égalité : elles abordent l'ouvrage pour la première fois[5] ». L'écrivain et critique musical André Tubeuf en esquisse quelques lignes dans le journal Le Point : « C'est le retour des « cocottes », comme on appelait autrefois vocalises et notes piquées. Surtout, c'est la révélation d'une de nos rares jeunes internationales, Nathalie Dessay, qui fait les beaux soirs de Vienne. Alternant avec elle, la toute blonde Élisabeth Vidal, plus suave[6] ».

Toronto[modifier | modifier le code]

Du 25 janvier au 7 février 1997, elle incarne le rôle de Constance à Toronto dans l’œuvre de Francis Poulenc — Dialogues des carmélites[7] — produite par la Compagnie nationale d'opéra du Canada[7] (COC). À cette occasion, le célèbre musicologue et historien de l'opéra George Henry Hubert Lascelles 7e comte de Harewood évoque sa prestation dans le mensuel Opera : « Élisabeth Vidal interprète une sœur Constance des plus charmantes[8],[trad 3] ». The Metropolitan Opera Guild (en) de la revue Opera News (en) parle quant à elle d'« une sœur Constance radieuse[9],[trad 4] ».

Paris – Nice[modifier | modifier le code]

Le 28 mai 2008, elle est invitée à Paris au théâtre du Châtelet — avec notamment pour partenaires vocaux Sylvie Valayre, Jean-Philippe Lafont, Marie-Ange Todorovitch, Annick Massis ... — pour se joindre à un « gala de charité à 7 grandes voix » intitulé « Splendeurs de l'opéra » dont les bénéfices récoltés iraient au profit de la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Néanmoins, en raison d'impondérables inopinés, l'événement est finalement annulé pour être reporté sine die[3].

En mars 2009, elle reprend le rôle-titre de Lakmé à l'opéra de Nice[H 8]. Jean-Luc Vannier commente ainsi sa prestation : « Plus tragédienne que jamais Élisabeth Vidal, qui joue alternativement l’ingénue, l’amoureuse et finalement la sacrifiée, a offert au public son inimitable voix au timbre léger et clair, passant – parfois avec quelque prudence – les multiples et impressionnants aigus d’une œuvre qui n’en manque guère. Elle émeut dans le célèbre « duo des fleurs » avec sa servante Malika, interprétée par Claire Brua. Elle jongle ensuite avec les vocalises de l’« air des clochettes » où elle doit chanter sur la violente injonction de son père, le brahmane Nilakantha […] La soprano charme pourtant davantage dans le dernier acte où – intensité croissante de l’action dramatique oblige – son chant devient plus intérieur, plus douloureux, plus convaincant aussi[H 8]. »

Munich[modifier | modifier le code]

En 2010-2011, elle incarne la Reine de la nuit[d] au Staatstheater am Gärtnerplatz de Munich. Au cours de la représentation du , elle se trompe accidentellement de sortie et tombe avec fracas dans la fosse, provoquant l'effroi des membres du chœur et du public. Cependant, l'épaisseur de son costume de scène parvient à amortir en partie le choc, ce qui lui permet finalement de s'en tirer avec quelques blessures légères et contusions[4],[trad 5].

Enregistrements[modifier | modifier le code]

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L'Amant statue[modifier | modifier le code]

Le 8 août 1985 au château de Montal dans le cadre du festival de Saint-Céré, elle participe au premier enregistrement mondial de l'Amant statue[H 1] de Nicolas Dalayrac sur un livret de Desfontaines-Lavallée[H 10].

L'Enfant et les Sortilèges[modifier | modifier le code]

En janvier 1986 au casino de Vevey[H 11], lors de l'enregistrement de L'Enfant et les Sortilèges placé sous la baguette d'Armin Jordan[H 11] pour le compte de la fime Erato[H 11], elle interprète deux rôles : le feu et le rossignol[H 11]. Dans son comparatif des diverses versions discographiques existantes relatives à cette œuvre, Jean-Christophe Henry commente son interprétation comme suit : « Élizabeth Vidal brille sans mal dans ces deux emplois virtuoses avec, malgré tout, la mollesse d'articulation et le manque de définition vocale qui lui sont coutumières[10] ». Dans le même article, l'auteur critique la seconde version qu'elle a enregistrée quelques années plus tard et qui est sortie en 1993[H 12],[e] aux côtés notamment de la soprano Michèle Lagrange et de l'orchestre national Bordeaux Aquitaine conduit par le chef d'orchestre Alain Lombard[H 12] : « Élisabeth Vidal est, comme on pouvait le prévoir, chichiteuse et blanche dans la princesse ; ce qui est plus grave, c'est son manque, flagrant, d'articulation dans le feu et le rossignol[10] ».

Die Zauberflöte[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1995 paraît — pour le compte des disques Pierre Vérany, Arion, Auvidis[H 13] — un enregistrement live en langue allemande de La Flûte enchantée [« Die Zauberflöte »] sous la direction orchestrale de Paul Kuentz et la Maîtrise des Hauts-de-Seine (chef de chœur : Francis Bardot) avec, entre autres interprètes, Renate Spingler (de) en 2e dame, Wolfgang Neumann (de) en 1er homme d'armes & 1er prêtre, Phillip Langshaw (de) en 2e homme d'armes & 2e prêtre, ainsi que Birgit Beer (de) en Papagena[11]. Sir Edward Montague Compton Mackenzie de l'ordre de l'Empire britannique (OBE) et Christopher Stone évoquent la prestation d'Elizabeth Vidal en Reine de la Nuit[d] via l'un des mensuels [Lequel ?] du magazine Gramophone paru en 1995[Quand ?][précision nécessaire] :

« J'ai particulièrement été sensible à l'exécution de l'opéra Die Zauberflöte de Mozart, dirigé par Paul Kuentz, auquel la présence du public — que l'on entend sporadiquement applaudir par intervalles — confère un sentiment d'autant plus spontané à l'enregistrement [...]. D'entre tous les rôles féminins, celui de la Reine de la Nuit[d] érige Elizabeth Vidal au rang de star : elle entonne un « Der Hölle Rache » à l'intonation parfaite dont le frisson singulier transfigure l'auditeur. Quant aux trois garçons, ils sont charmants. L'entièreté de l'opéra revêt ainsi moult allure et esprit donnant naissance à un enregistrement théâtral des plus convaincants[12],[trad 6]. »

— Sir Edward Montague Compton Mackenzie, membre de l'Excellentissime ordre de l’Empire britannique[trad 7] (OBE)

Thaïs[modifier | modifier le code]

En 2000, elle participe à l'enregistrement de Thaïs pour le compte de Decca Records[H 14]. Les rôles clés sont confiés à Renée Fleming (Thaïs) et Thomas Hampson (Athanaël), sous la baguette du chef Yves Abel (ca) à la tête de l'orchestre national Bordeaux Aquitaine[H 14]. Sir Compton Mackenzie et Christopher Stone évoquent sa prestation dans le Gramophone Classical Good CD Guide 2002 lié au mensuel Gramophone : « Giuseppe Sabbatini (en) incarne un Nicias qui séduit d'emblée sans pour autant forcer sur le glamour. Marie Devellereau dans le rôle de Crobyle et Isabelle Cals dans celui de Myrtale forment un duo assorti. Elles sont rejointes par l'élégante Élisabeth Vidal qui semble se jouer des difficultés de la tessiture inhérente à La Charmeuse[13],[trad 8]. »

Carmen[modifier | modifier le code]

Du 26 février au 13 mars 2002 à la Halle aux Grains de Toulouse, elle enregistre le rôle de Frasquita pour le compte d'EMI Classics[f] dans l'opéra Carmen de Georges Bizet sous la direction orchestrale de Michel Plasson[H 7] avec, dans les rôles principaux, Angela Gheorghiu[g] (Carmen), Roberto Alagna (Don José), Inva Mula (Micaëla), Thomas Hampson (Escamillo), auxquels se joignent Isabelle Cals (Mercédès), Ludovic Tézier (Moralès), Nicolas Cavallier (Zuniga), Nicolas Rivenq (le dancaïre) et Yann Beuron (le remendado). Dans le forumopera d'avril 2003, Isabelle Mante souligne combien « il faut saluer le travail de casting réalisé sur les seconds rôles, car tous – sans exception – ont été confiés à de jeunes chanteurs à la diction exemplaire et dont l'entrain fait plaisir à entendre. Le duo de gitanes légèrement nymphomanes, confié à Isabelle Cals et Élizabeth Vidal, est très efficace ; leur pendant masculin, assuré par Yann Beuron et Nicolas Rivenq, est tout aussi agréable à écouter[14]. »

The Magic Flute[modifier | modifier le code]

Les 5 et 6 juin 2005 à l'hôtel de ville de Leeds, elle enregistre le rôle de la Reine de la nuit[d] dans une version anglaise de La Flûte enchantée — The Magic Flute[H 6] — patronnée par la Peter Moores Fundation sous la direction du chef d'orchestre Charles Mackerras placé à la tête du London Philharmonic Orchestra. La notice accompagnatrice commente son interprétation en ces termes : « Elizabeth Vidal incarne une reine de la nuit enflammée dont la nationalité d'origine ne transparait qu'au travers du léger accent français qui imprègne ses interventions parlées[H 6],[trad 9]. »

Ginevra di Scozia[modifier | modifier le code]

Le critique musical George Jellinek la compare à Teresa Bertinotti-Radicati[H 15] en faisant expressément référence à Élizabeth Vidal par rapport à son enregistrement effectué en 2001 du rôle-titre de l'opéra Ginevra di Scozia (en) de Giovanni Simone Mayr[H 16]. Dans The Opera Quarterly édité par l'Oxford Journals, il écrit notamment :

« Les commentaires du CD évoquent La Ginevra d'origine — Teresa Bertinotti-Radicati — comme ayant incarné le pinacle d'une soprano spectaculairement douée capable de soulever les foules en suscitant un émoi considérable parmi le public par la magie de son registre phonatoire extraordinairement étendu allié à une technique vocale époustouflante. « Spectaculaire », c'est bien aussi le mot qui vient spontanément à l'esprit en écoutant le restitué vocal qu'Elizabeth Vidal insuffle à ce même rôle. Son air du premier acte, Quest'anima consola, atteint le contre-mi, note qu'elle répète triomphalement à trois reprises au cours de la scène finale de l'opéra. Les défis phonatoires de cette tessiture vertigineuse rivalisent allégrement avec ceux de la Reine de la nuit[d] mais ici le challenge en perdure d'autant plus. Compte tenu de ce qui précède, il semblerait presque déraisonnable de solliciter une meilleure prononciation du texte dans un contexte émissif aussi périlleux : c'est d'ailleurs la seule réserve qu'il m'incombe ici d'exprimer quant à la qualité du chant d'Élisabeth Vidal[H 15],[trad 10] »

The Art of the Coloratura[modifier | modifier le code]

Lors d'une parution en hiver 2006, faisant référence à l'enseignement prodigué à Élizabeth Vidal par la cantatrice et professeur de chant Elisabeth Grümmer[H 3], la Revue générale précise que « la leçon a indiscutablement porté ses fruits, ainsi qu'on peut le constater dans un récital publié [...] par la firme Talent et intitulé The art of the coloratura[H 17] ». Il s'agit d'airs d'opéras français enregistrés avec l'orchestre de l'opéra de Meiningen, « sous la direction souple et attentive de Hans Rotman[H 3] ». De son interprétation de la Méditation de Thaïs, cette même revue écrit : « C'est le tout dernier morceau du récital qui est à marquer d'une pierre blanche (très blanche même), car il révèle le miracle de la voix d'Élizabeth Vidal dans toute sa splendeur et dans sa rareté. La pochette du disque précise que cette Méditation de Thaïs de Massenet, célébrissime pièce pour violon, est assumée ici dans sa tonalité originale par une voix humaine pour la première fois. Cette interprétation est bien plus qu'extraordinaire, c'est un miracle. Une prouesse vocale presque inimaginable, tellement la voix accède à des sommets qui font frissonner, tout naturellement et sans forcer, en conservant son éclat de cristal[H 18] ». Pourtant, Lance G. Hill, rédacteur en chef du forum The Classical Music Guide, reste plus partagé. Il trouve la voix de la soprano certes « fort agréable dans l'ensemble » et même s'il jette son dévolu sur le « Paryatis de Saint-Saëns[H 17] », il convient néanmoins que « l'interprétation d'Élisabeth Vidal », dans cette pièce choisie, « ne saurait égaler celle de feue Rita Streich — enregistrée jadis chez Deutsche Grammophon — dont la subtilité des nuances interprétatives dans Le rossignol et la rose transparaît avec davantage d'acuité[15],[trad 11] ».

Enseignement[modifier | modifier le code]

Élizabeth Vidal est, selon Le Figaro, une enseignante « reconnue et appréciée[16] ».

Rueil-Malmaison[modifier | modifier le code]

Elle crée à Rueil-Malmaison l'association « Opéraction[17] »[Quand ?][précision nécessaire]

Nice[modifier | modifier le code]

En 2003, soutenue par les élus locaux de Beaulieu-sur-Mer, Tourrette-Levens, Cagnes-sur-Mer et Nice), elle crée le Centre d’art lyrique de la Méditerranée (C.A.L.M.), une nouvelle école locale capable d’assurer une « formation de haute performance[réf. nécessaire] ».

En 2009, Christian Estrosi la nomme professeur d'art lyrique au conservatoire à rayonnement régional de Nice[17]. À ce titre, elle enseigne le chant à l'académie internationale d'été de Nice du 22 au 28 juin 2014[18].

Moscou[modifier | modifier le code]

Au cours de la saison 2012 / 2013, elle intègre à Moscou avec son époux André Cognet une équipe pédagogique pluridisciplinaire internationale œuvrant dans le cadre des sections de perfectionnement des « jeunes chanteurs d'opéra[19],[trad 12] » affilées au théâtre Bolchoï[20]. Y participent conjointement des personnalités de l'art lyrique — Makvala Kasrashvili (en), Evgeny Nesterenko (en), Irina Bogacheva (en), Elena Obraztsova, Laura Claycomb (en) (USA), Deborah York (en) (Royaume-Uni) — des professeurs de chant, chefs de chœurs et coaches vocaux — Svetlana Nesterenko (Académie d’art choral Viktor Popov), Ljuba Orfenova et Gloria Guida Borelli (conservatoire San Pietro a Majella de Naples), Semyon Skigin (Hochschule für Musik Hanns Eisler), Mark Lawson (Bayerische Staatsoper), Mziya Bakhturidze (Teatro alla Scala) — des chefs d'orchestre — Antonello Allemandi (Italie), Christopher Moules (Royaume-Uni), Dmitri Jurowski (en) — et Andrejs Zhagars (ru), directeur de l'opéra national de Lettonie[19],[trad 13].

Saint-Pétersbourg[modifier | modifier le code]

Du 25 juin au 4 juillet 2012, lors du « 6e Concours international de récital piano et chant[2],[trad 14] » intitulé « Trois siècles de romance classique[trad 15] » qui se déroule au conservatoire Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg sous la houlette de la soprano Irina Bogacheva (en), elle est membre d'un jury international dont font partie Vladimir Chernov (en), baryton, président du jury (Russie) ; Michael Dussek, pianiste (Royaume-Uni) ; Pavel Egorov (en), pianiste (Russie) ; Mikhail Fikhtengolts, critique musical, organisateur de concerts et responsable du répertoire du Bolchoï[21] (Russie) ; Daniel Fueter, pianiste, compositeur & maître de conférences en musicologie (Suisse) ; Olga Kondina (de), soprano (Russie) ; Michail Lanskoi, professeur de chant à la Robert-Schumann-Hochschule (de) à Düsseldorf[22] ainsi qu'à l'Institut für Gesang und Musiktheater de la Hochschule für Musik Franz Liszt Weimar (de)[23] (Allemagne) ; Cheryl Studer, soprano (États-Unis) ; Roman Trekel, baryton (Allemagne) ; Mauro Trombetta, baryton, professeur de chant à l'Institut supérieur d'études musicales Achille Peri de Reggio d'Émilie[24], chef d'orchestre, chef de chœur & directeur de théâtre (Italie) ; Ulrich Vogel, chef de chant (Allemagne) ; Scot Weir, ténor (États-Unis) ; Zhao Yunhong, soprano (Chine).

Télévision[modifier | modifier le code]

Elle participe, en outre, à diverses émissions télévisées : Musiques au cœur[25], Le monde est à vous[réf. souhaitée], Nocturnales[réf. souhaitée], les Victoires de la musique classique[réf. souhaitée], etc. Elle fait aussi partie du jury de l’émission Prodiges sur France 2.

À l'occasion de la parution de son album intitulé La Cantadora[a] : l'Opéra Impossible, elle est invitée par Laurent Ruquier le 19 avril 2014 pour présenter son dernier CD dans le cadre de l'émission On n'est pas couché[27].

Le , Philippe Dufreigne se fait l'écho sur BFM TV de quelques extraits de son album qu'elle avait interprétés le en direct à Paris dans le hall de la gare de Lyon[28]. Accompagnée au piano, elle y chante notamment un extrait de Les Quatre Saisons [Le quattro stagioni] d'Antonio Vivaldi : La primavera (Le Printemps), allegro à quatre temps (4/4) tiré du concerto no 1 en mi majeur, op. 8, RV 269.

Caractéristiques vocales[modifier | modifier le code]

Tessiture[modifier |